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07-11-2014

COMMENT FORMATION, FINANCEMENTS ET INNOVATION IMPACTENT LE BUSINESS EN MEDITERRANEE

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Ces thématiques ont animé trois des six ateliers programmés aux Med Business Days les 6 et 7 novembre au Palais de la Bourse. Des sujets dont les enjeux sont à prendre en compte par les entreprises qui envisagent de développer leurs relations d'affaires sur les marchés méditerranéens, notamment sur la rive sud. Des questions abordées par des intervenants experts dans leur domaine et des entrepreneurs partageant leur expérience.

Si "les conditions pour réussir à faire des affaires en Méditerranée" étaient au coeur de la plénière d'ouverture des Med Business Days, l'illustration par l'exemple s'est faite lors des focus opérés par les modérateurs et témoins des ateliers thématiques. Les 492 entrepreneurs de la région et de vingt pays réunis pour l'événement sont ainsi entrés dans le vif du sujet.

Le premier, "RH et formation : quels moyens pour intégrer la jeunesse du Sud dans le développement économique ?" animé par Paul Chaffard, élu de la Commission CCI International, a démontré la priorité de la gestion des compétences dans les pays du Maghreb, afin de résoudre le problème du chômage chez les jeunes diplômés; la question étant de mieux mettre en adéquation le besoin des entreprises, notamment des investisseurs étrangers, et les formations proposées. Wafa Makhlouf a identifié par exemple un manque de valorisation de la culture d'entreprise. Au sein du CJD Tunisie, elle a mis en place un programme attractif de promotion des métiers d'avenir auprès des jeunes et des parents.  

Le 2e atelier, animé par Philippe Gautier, directeur général adjoint de Medef International, abordait les question de "Financements des projets méditerranéens". Le témoignage de Karim Refaat, CEO de N'Gage Consulting, a notamment prouvé qu'une jeune société égyptienne, qui a démarré avec 36 000 €, peut réaliser 21 M€ de CA en moins de deux ans et travailler pour 17 sociétés et multinationales, grâce à des investisseurs internationaux, notamment du Golfe. Ce qui a changé la donne en Egypte selon lui ? Les investissements privés remplacent peu à peu les aides, de type prêts et obligations, pilotées auparavant principalement par les politiques.

Le 3e thème abordé jeudi 6 novembre portait sur "Les TIC et l'innovation pour favoriser l'intégration économique du Bassin méditerranéen". Jean-Daniel Beurnier, bénéficiant de la double expertise de PDG d'Avenir Telecom et président de CCI International PACA, interrogeait les témoins sur les moyens de favoriser l'émergence du numérique  au bénéfice du développement économique sur les rives méditerranéennes. Mohamed Lakhlifi, vice-président de Maroc Numeric Cluster, a donné quatre exemples parlants, des initiatives de partenariat public/privé impliquant des acteurs de tout le pourtour méditerranéen (France, Italie...), à l'instar d'Apebi, fédération professionnelle créée en 1989 qui représente 95% du CA du secteur des TIC au Maroc, ou de e-madina, smart city lancée en 2013 qui implique entrepreneurs et universitaires, concerne aussi bien la santé que le transport, l'énergie durable, la formation...