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La CCI de région, maison commune des CCI territoriales

Foncier : comment concilier sobriété et développement ? Eclairage de Laurent Amar

Une gestion économe de l'espace peut sembler incompatible avec le développement économique. Or, ces enjeux sont d'égale importance, à relever de front, de manière efficiente. En région, un collectif de 14 partenaires, dont le réseau CCI, déploie la feuille de route Sobriété foncière 2021-2024.
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  • Feuille de route partenariale Sobriété foncière
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    Mardi 15 mars 2022

    En tant que membre élu de la CCI Provence-Alpes-Côte d'Azur et de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, référent en matière d'aménagement du territoire, Laurent Amar confirme la dynamique régionale en faveur d’un aménagement du foncier visant l'objectif ZAN (Zéro Artificialisation Nette). Elle se traduit par une feuille de route partenariale cosignée par l’État, ses opérateurs (Ademe, Agence de l’eau), la Région Sud, l’Etablissement Public Foncier, la Safer, les agences d’urbanisme, le Cerema, le réseau des CCI, la chambre régionale de l’Union Nationale des Aménageurs et l’Agence Régionale pour la Biodiversité et l’Environnement qui s'étaient engagés via le manifeste publié en janvier 2021.

     

    feuille de route sobriété foncière

     

    Les CCI sont attendues sur la sensibilisation des associations d’entreprises. Comment convaincre que sobriété foncière ne signifie pas forcément décroissance ?  

    Laurent Amar : « L’enjeu de cette feuille de route régionale est d’anticiper de manière efficiente ce qui nous attend dans 15 ou 20 ans : de commencer à changer de cap, prendre conscience que le développement économique doit s’adapter aux enjeux environnementaux et climatiques. Le défi n’est pas facile car il va falloir expérimenter, prouver que l’on peut faire de la croissance tout en ne consommant pas ou peu d’espace. 

    Le territoire va devoir innover et montrer que le développement urbain est possible avec plus de "verticalité", en mettant le bien-être de la population, des entreprises et des salariés au cœur des projets. La difficulté est que l’on se retrouve confronté à cet enjeu de long terme avec des besoins à court et moyen termes de foncier :  pour s’implanter ou se relocaliser, pour développer leur activité et créer de l’emploi, nos entreprises doivent disposer du terrain nécessaire sans délai. Il va falloir faire preuve de la pédagogie pour démontrer que ces nouvelles pratiques de gestion raisonnée de l’espace auront des répercussions positives sur le territoire à long terme et donc sur la croissance. »

     

    Parmi les 20 actions répondant aux 3 objectifs fléchés, lesquelles sont à mettre en place en priorité pour donner des résultats mesurables rapidement ? 

    Laurent Amar : « Les actions 2 et 3 d’identification des "dents creuses" des espaces délaissés, vacants, en friche, des potentiels de densification -notamment dans nos zones d’activités- me semblent être prioritaires et former un préalable pour créer de nouveaux locaux d'entreprises et ainsi répondre à la pénurie actuelle

    Après cette étape d’identification, la phase opérationnelle est cruciale ; elle doit passer par la mise en place de dispositifs de maitrise foncière simplifiés pour les collectivités et de dispositifs financiers spécifiques (action proposée dans l'ambition 3) car il est toujours plus facile de construire sur un terrain nu que déjà bâti. L’appel à projet du Fonds Friche est un premier pas, mais des financements supplémentaires et pérennes doivent être mis en place pour démultiplier les initiatives et pousser le privé à investir sur ces secteurs. »

     

    Sobriété foncière : feuille de route régionale